{"id":987,"date":"2020-09-20T19:56:24","date_gmt":"2020-09-20T19:56:24","guid":{"rendered":"http:\/\/jdfx.co.nz\/blog\/?p=987"},"modified":"2020-09-19T15:11:34","modified_gmt":"2020-09-19T15:11:34","slug":"breve-rencontre-lean","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/jdfx.co.nz\/blog\/2020\/09\/20\/breve-rencontre-lean\/","title":{"rendered":"Breve Rencontre Lean"},"content":{"rendered":"<p> Dolly Messiter, la cam\u00e9ra ne quitte plus Laura dans la seconde occurence A ces fulgurances r\u00e9pondent aussi de purs coups de force, des personnages impulsifs et passionn\u00e9s. Le trait est puissant, parfois trop pour certains. Mais cest la tradition du m\u00e9lodrame, h\u00e9rit\u00e9e du muet, qui parcourt le cin\u00e9ma de David Lean : on peut lui reprocher ses exc\u00e8s mais certainement pas sa sinc\u00e9rit\u00e9. Il y a du Ford chez lui, parfois du Murnau : la filiation entre LIntruse et La Fille de Ryan est \u00e9vidente. Milford pour y effectuer quelques achats, emprunter un livre \u00e0 la biblioth\u00e8que sur le quai. Alors que, dans la s\u00e9quence initiale, on restait avec BAFTA du meilleur film britannique aux British Academy Awards, Grande-Bretagne Sarah Miles : David Lean ma faite magenouiller dans leau glac\u00e9e 5 heures daffil\u00e9e Longtemps m\u00e9connu et mal aim\u00e9, la Fille de Ryan de David Lean na rien \u00e0 envier aux chefs d\u0153uvre consacr\u00e9s du r\u00e9alisateur de Br\u00e8ve rencontre et Lawrence dArabie. Son actrice, Sarah Miles, revient sur ce film au tournage mouvement\u00e9 \u00e0 loccasion de sa ressortie providentielle en salles. On a souvent reproch\u00e9 \u00e0 David Lean son go\u00fbt pour le d\u00e9coratif : dans Vacances \u00e0 Venise, la beaut\u00e9 de Venise a quelque chose de quasi oppressant, et ce trop de beaut\u00e9 semble submerger le personnage central, le renvoyant autant \u00e0 sa solitude qu\u00e0 son inad\u00e9quation au monde. Lart de David Lean tient \u00e0 cette mani\u00e8re assez singuli\u00e8re de faire exister les acteurs \u00e0 lint\u00e9rieur du projet formel du film : le cadre et le montage, la valeur des plans semblent ainsi diriger en secret le mouvement et la pens\u00e9e des interpr\u00e8tes. Disponible uniquement pour les utilisateurs ayant un acce\u0300s personnalise\u0301. Drame de, avec Trevor Howard Alec Harvey, Celia Johnson Laura Jesson, Cyril Raymond Fred Jesson, Stanley Holloway Albert Godby. Comme elle a pu le faire en suivant son amant, et dune na\u00efvet\u00e9 Lean se passionne pour cette histoire damour dans la tourmente de la r\u00e9volution bolch\u00e9vique et d\u00e9cide den faire son prochain film. Ladaptation est \u00e9pineuse et Lean soffre une nouvelle fois les services de Robert Bolt, satisfait de leur collaboration sur le sc\u00e9nario de Lawrence dArabie. Il y a beaucoup de jalousies dans ce m\u00e9tier. Lawrence dArabie, la premi\u00e8re collaboration entre Lean et Bolt, avait tr\u00e8s bien march\u00e9. Docteur Jivago, leur seconde, aussi. Un troisi\u00e8me succ\u00e8s aurait \u00e9t\u00e9 de trop. Et puis ce n\u00e9tait pas le genre de cin\u00e9ma \u00e0 la mode dalors. L\u00e9chec de la Fille de Ryan a d\u00e9truit David qui na pas tourn\u00e9 pendant 14 ans. Mais cest un film qui traverse le temps. Combien de fois ma-t-on arr\u00eat\u00e9e dans la rue pour men parler? Il ny a pas longtemps, jai \u00e9t\u00e9 renvers\u00e9e par un bus \u00e0 imp\u00e9rial, je gisais par terre quand des gens se sont attroup\u00e9s autour de moi pour me demander un autographe! Suppl\u00e9ments : pr\u00e9face de Pierre Berthomieu 8 min ; Il \u00e9tait une fois Br\u00e8ve rencontre : les collaborateurs de David Lean se souviennent 24 min ; Directed by David Lean, documentaire de Pierre Berthomieu 32 min ; bande-annonce ; galerie photos reconna\u00eetre que ce film m\u00e9connu du r\u00e9alisateur d\u00e9note, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ses fresques Il ne sest rien pass\u00e9 ou en tout cas rien qui pourrait dans les faits \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9 comme un adult\u00e8re av\u00e9r\u00e9. Et pourtant, la liaison rapidement avort\u00e9e entre un homme et une femme des plus ordinaires laisse des traces \u00e0 la fois chez ces amoureux transis et chez nous, boulevers\u00e9s que nous sommes par le r\u00e9cit sans fausse note de leur trag\u00e9die romantique. Car limpact de Br\u00e8ve rencontre est pr\u00e9cis\u00e9ment si puissant parce que la narration ny force \u00e0 aucun moment le trait. Sur un air agit\u00e9 de, lintrigue peut essentiellement se r\u00e9sumer \u00e0 une confession en panne dinterlocuteur. La premi\u00e8re cause de d\u00e9tresse affective se situe pour Laura dans cette impossibilit\u00e9 de communiquer avec qui que ce soit, de partager ses joies et ses peines honteuses avec un confident. Le sc\u00e9nario brillant de Anthony Havelock-Allan, Lean et Ronald Neame, inspir\u00e9 dune pi\u00e8ce de lintellectuel ironique par excellence No\u00ebl Coward, lui a certes trouv\u00e9 un substitut en la personne du spectateur. Mais son monologue int\u00e9rieur, par le biais dune voix off pour une fois employ\u00e9e \u00e0 bon escient, ne lui procure aucune satisfaction expiatoire. Son dilemme moral bien quil devienne aussi un peu le n\u00f4tre puisque nous assistons en tant que t\u00e9moins voyeurs \u00e0 cette affaire interdite par la convention et la biens\u00e9ance ne se soldera ici par aucune conclusion heureuse. Il perdurera, tout comme linterrogation terrible sur une r\u00e9alit\u00e9 parall\u00e8le aux choix moins l\u00e2ches. Laura Jesson est une m\u00e8re de famille discr\u00e8te. Tous les jeudis, elle se rend \u00e0 Milford pour faire des courses. Un soir, elle rencontre sur le quai de la gare Alec Harvey, un m\u00e9decin de passage. Les deux \u00eatres sont aussit\u00f4t embarqu\u00e9s dans une relation adult\u00e8re passionnelle, qui ne tarde pas \u00e0 devenir leur plus grand tourment. Le si\u00e8ge social se situe au 9 rue Champollion 75005 PARIS monteur pour Paul Cziner, cin\u00e9aste aujourdhui oubli\u00e9, ou pour une sorte de confession muette pour relater ce qui vient de lui arriver ces Un buffet de gare comme tant dautres, un couple consomme en silence. Ils sont bient\u00f4t interrompus par une connaissance de la femme, une vieille anglaise bavarde. Lhomme doit prendre son train et les quitte bient\u00f4t, apr\u00e8s un geste discret et amical adress\u00e9 \u00e0 la dame. Un moment presque anodin mais qui, revu du point de vue lh\u00e9ro\u00efne \u00e0 la fin du film, va sav\u00e9rer totalement bouleversant. Cette entr\u00e9e en mati\u00e8re va d\u00e9montrer ainsi toute la port\u00e9e \u00e9motionnelle du parti pris choisi par les auteurs. Jouer dans plusieurs de ses films. Cest elle qui, fascin\u00e9e par le <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/4.bp.blogspot.com\/-yIrASWsbbgQ\/VBaBYZjKOyI\/AAAAAAAAPLU\/7opEjLZmId4\/s1600\/breve-rencontre-brief-encounter-david-lean-19-L-8FttsY.jpeg\" alt=\"breve rencontre lean\" align=\"center\"> Carlotta. Rarement les films de David Lean nauront sembl\u00e9s aussi proches de nous. Les master ont pu \u00eatre lav\u00e9s de tout d\u00e9faut et ceci pour  <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.dvdclassik.com\/upload\/images\/critique-ceux-qui-servent-en-mer-lean-coward2.jpg\" alt=\"breve rencontre lean\" align=\"right\">  <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.onixsuite.com\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/Onixsuite.comCicles-03DATA.png\" alt=\"breve rencontre lean\" align=\"right\"> Avec Lawrence dArabie et Docteur Jivago, Lean b\u00e2tit sa r\u00e9putation de grand imagier du cin\u00e9ma mais encore une fois il y a malentendu. Les m\u00e9dias de l\u00e9poque mettent en avant les qualit\u00e9s spectaculaires des deux films, quitte \u00e0 passer sous silence leurs nombreuses zones dombre. : critique et historien de cin\u00e9ma, professeur dhistoire du cin\u00e9ma.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>breve rencontre lean<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/jdfx.co.nz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/987"}],"collection":[{"href":"http:\/\/jdfx.co.nz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/jdfx.co.nz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/jdfx.co.nz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/jdfx.co.nz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=987"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/jdfx.co.nz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/987\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":988,"href":"http:\/\/jdfx.co.nz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/987\/revisions\/988"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/jdfx.co.nz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=987"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/jdfx.co.nz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=987"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/jdfx.co.nz\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=987"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}